Homélie pour l'Ascension

13 mai 2010 (C)

 

En  montant au ciel, Jésus met un terme à sa vie terrestre. « C’est votre intérêt que je m’en aille, nous a-t-il dit, car si je ne m’en vais pas, le Défenseur  ne viendra pas à vous ; mais si je pars, je vous l’enverrai… Car je m’en vais auprès du Père et vous ne me verrez plus. (Jean 16, 7-8)

Il s’est efforcé de nous ouvrir à la vie divine, à vraiment vivre en Dieu notre vie terrestre et même notre mort. La sienne en est l’exemple et nous montre que notre décès n’est pas un point final. Nous sommes faits pour la vie du ciel, aucun doute depuis son Ascension, suivie de quelques jours par le don et la manifestation de son Esprit-Saint.

Notez bien la finale de l’Evangile de cette fête : « Tandis qu’Il les bénissait, il se sépara d’eux et fut emporté au Ciel. Ils se prosternèrent devant Lui, puis ils retournèrent à Jérusalem, remplis de joie.  Et ils étaient sans cesse dans le Temple à bénir Dieu. (Luc 24, 51-53)

Voilà bien la leçon qui nous parvient : être remplis de joie à la perspective d’entrer au ciel, et, en attendant, de bénir Dieu sans cesse dans notre cœur. Oui, nous sommes faits pour la louange, l’action de grâce et la vraie joie, celle de Dieu.

Oui, aimons cette fête de l’Ascension car elle élève notre regard et notre cœur vers le bonheur du Ciel pour le quel nous sommes faits, à la suite et l’exemple de notre bien-aimé Jésus-Christ, le propre Fils de Dieu.

Pour conclure, je me permets de citer une note que j’ai écrite, il y a bien longtemps, en la fête de l’Ascension le 11mai 1972 :

« Seigneur, fais-moi aimer le Vie ! la vraie vie. » « Je suis la vie nous a dit Jésus (Jean 14) emplis mon cœur de ton Esprit, imprègne-le de ta propre Vie »

 

F. P

 

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