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Homélie pour le 4ème dimanche de Pâques 25 avril 2010 (C) |
Avec ce 4° dimanche de Pâques, l’Eglise qui célèbre la Résurrection du Seigneur nous appelle à faire le même chemin que lui. La prière d’ouverture demandait au Père « que le troupeau parvienne, malgré sa faiblesse là où son pasteur est entré victorieusement.»
Cette image du troupeau suivant son pasteur a peut-être nourri jadis la passivité des « brebis du Seigneur » d’une part et un anticléricalisme justifié d’autre part. Mais en faisant de ce dimanche dit du Bon Pasteur la journée mondiale de prière pour la vocation des baptisés Benoît XVI propose à chacun de prier le Seigneur de nous aider à discerner la façon particulière de son appel à vivre et à servir. L’Eglise tout entière est née d’un appel. Il s’agit bien de chacun de nous. La prière n’est pas destinée à changer Dieu, mais à renouveler notre cœur, à orienter l’histoire unique de chacun, ce pour quoi il est né, sa vocation Et de fait, comme Jésus, le Bon Pasteur est Celui qui nous conduit « aux sentiers de vie » jusqu’à la Résurrection. Vivre notre vocation chrétienne, n’est-ce pas choisir en priorité celui qui conduira à jamais notre vie, même après la fin du monde ?
Concrètement c’est à chacun de consentir à sa vocation, c’est à dire à sa vie, ce qu’on peut appeler pour chacun sa mission, telle qu’elle se manifeste dans l’histoire personnelle de chacun, là où nous en sommes aujourd’hui, dans la confiance pour le passé tel qu’il fut, dans la joie pour le présent tel qu’il est, et la sérénité pour l’avenir.
En effet, pour le passé notre histoire est le fruit des situations, des évènements, des appels reçus, de nos refus et de nos consentements, certainement de notre liberté. C’était bien notre vocation. Nous étions conduits, le sachant ou non, par l’Unique Pasteur qui nous connaît, qui murmure notre nom, et nous donne la vie. Jésus nous dit à Pâques : « La paix soit avec vous ».
Et pour le présent, la joie dans la fidélité au réel. Je choisis de vivre ce que j’ai à vivre, de soigner celui ou celle que j’ai à soigner, de faire la cuisine pour les enfants que j’ai à nourrir, de faire au mieux ce que j’ai à faire en mon emploi, d’aimer celle ou celui ou les frères que j’ai à aimer. Si j’ai perdu quelqu’un, je vivrai intensément avec ma douleur, mais je choisis de vivre. C’est cela l’acte de foi, pas d’abord un acte de foi religieux, c’est : je choisis de vivre plutôt que de mourir. St Benoît promet alors la joie. Car être devenu moine, prêtre ou diacre, marié ou consacré dans le monde, n’est pa un choix qui rend triste, C’est une liberté qui conduit à la joie.
Et pour l’avenir, la sérénité. « Ecouter la voix du Seigneur ? Mais que va-t-il encore me demander ? » De fait « J’ai toujours un peu peur de Toi, mon Dieu, quqe tu me demandes des choses impossibles ». A cause ne notre éducation, nous avons tous un peu ce qu’on appelle un « dieu pervers » dans notre cœur. On entend çà autour de nous « Il faut se méfier de Dieu, on ne sait jamais ce qu’il peut vous demander… » Ne rions pas de cette phrase. Ceux qui disent cela ont dû avoir des ennuis. Il y a toujours comme un « mais » quelque part ; « Qu’est ce que j’ai fait à Dieu pour qu’il m’arrive un tel drame ? » Or, que nous dit l’Evangile ? Que Jésus ne demande rien : aucune exigence, aucun impératif. Jésus dit ; « A ceux qui écoutent ma voix, je donne la vie éternelle, je donne la vie sans fin. » Jésus de demande rien, il donne.
Car la joie dont il est question n’est pas une joie « fleur bleue », une joie sans blessure, ni sacrifices, mais la joie de celui ou celle qui, avec Jésus, affronte victorieusement les forces de la mort.
L’Eglise tout entière prie aujourd’hui pour les vocations. En cette année sacerdotale, demandons à L’Esprit les Serviteurs dont le monde a besoin. Prions pour que des jeunes découvrent la joie du don de leur vie pour le service de la Bonne Nouvelle.F. A-M
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