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Homélie pour le Corps et Sang du Christ 14 juin 2009 (B) |
Vers l’an 200 de notre ère, un grand écrivain, Origène, se demande si Dieu a des fêtes.
En Elle-même, la Bienheureuse Trinité est en Fête perpétuelle.
Mais par rapport à nous: la grande fête pour Dieu, c’est le salut des hommes, leur bonheur. Chaque fois qu’un homme devient croyant, chaque fois qu’un homme se convertit à Dieu ou progresse dans la foi, c’est pour Dieu l’occasion d’une fête. Toute réponse à l’Amour de Dieu, réjouit son Cœur.
Eh bien, la fête du Corps et du Sang du Christ, comme chaque Messe, est la preuve inimaginable, tragique même, que Dieu veut avoir besoin de nous, de tout homme, pour sa joie. Car Dieu est Amour, ce qui veut dire qu’il a besoin de nous pour avoir la joie de déverser sur nous son Amour. L’Eucharistie, chaque Messe, est la représentation, la remise en notre présence du trop grand Amour dont Dieu nous aime, la remise en notre présence du sacrifice de Jésus, du Fils bien-aimé de Dieu. C’est donc la remise en notre présence aujourd’hui de la preuve extraordinaire que c’est fête pour Dieu quand nous participons pleinement à cette démonstration de l’Amour de Dieu.
Et recevoir Jésus, le Pain des forts, c’est nous -laisser enrôler avec Jésus pour faire danser Dieu de joie au plus haut des Cieux, pour déployer toutes nos énergies au bonheur de Dieu, de son bonheur d’être reconnu comme Amour par tous les hommes.
Dieu est en fête, lorsque, en procession, nous acclamons le Corps du Fils de Dieu, lorsque nous visitons son Fils dans le St Sacrement de l’Autel.
Dieu est en Fête lorsque nous sommes en fête, lorsque nous sommes eucharistie, lorsque nous bénissons le Seigneur en tout temps, parce que nous croyons que tout est grâce, et lorsque nous sommes fête pour nos frères, les hommes.
F. A.
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