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Homélie pour le 4ème dimanche de Pâques 3 mai 2009 (B) |
« Jésus disait aux Juifs : “Je suis le bon pasteur” » (Jn 10, 11) Jésus nous le redit encore aujourd’hui : Il est « le vrai berger qui donne sa vie pour ses brebis » (ibid.) Nous avons tous en mémoire quelque tableau ou statue du bon Pasteur ramenant sur ses épaules la brebis égarée. Oui, le Seigneur part sans cesse à la recherche de chacun de nous, même si, (à Dieu ne plaise !), nous avons pris des chemins de traverse, même si nous L’avons rejeté. Il veut sauver tous les hommes ; tous, donc c’est pour chacun des hommes qu’Il a donné sa vie.
Plus encore, en bon Pasteur, tous ces hommes, Il veut les rassembler : « Quand J’aurai été élevé de terre, J’attirerai à Moi tous les hommes. » (Jn 12, 32) « J’ai encore d’autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que Je les conduise… Il y aura un seul troupeau et un seul Pasteur. Père M’aime parce que Je donne ma vie » pour chacun d’eux (Jn 10, 16-17) Vous savez combien ces paroles de Jésus sont reprises en vue de l’unité des chrétiens ! Mais Jésus voit plus loin : l’unité des non chrétiens, de non croyants. Rappelez-vous l’intercession solennelle du Vendredi saint : personne n’est exclu… « Son Nom, donné aux hommes est le seul qui puisse nous sauver ! » (Ac.4, 12)
Le Seigneur Jésus est attentif à chacun de nous : « Voici, Je me tiens à la porte et Je frappe ; si quelqu’un entend Ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, Moi près de lui et lui près de Moi. » (Ap.3, 20) Cependant, le Christ n’est pas seul à venir frapper à notre porte. Toute l’œuvre de Satan ne cesse d’être là pour contrer la bienveillance du Seigneur par toutes sortes de tentations, de mépris, d’oppositions, de violence. Soit directement, soit par l’intermédiaire des hommes ou des évènements. Mais Satan est derrière et c’est lui, l’Adversaire, qui les inspire…
Nous avons besoin d’être libérés, de retrouver le plus profond de nous-mêmes avec la Présence du Seigneur reçue en germe au baptême. « En dessous [disait un curé de village de montagne éveilleur d’âmes], bien en dessous de nos générosités lourdaudes, de nos ferveurs sensibles, de nos désirs véhéments ou de nos aspirations poussives, existe en nous une zone de fraîcheur, d’innocence, de virginité ; Les duretés, les angoisses, les méchancetés ou les impuretés de l’existence ne peuvent l’atteindre, la polluer, la contaminer. C’est là que vit notre âme d’enfant, jeune, fraîche, pure… Mais chez presque tous les êtres humains la petite fille est séquestrée.
« Être chrétien, c’est d’abord libérer l’enfant captive, l’amener à la lumière, l’amener à la lumière, dénouer ses liens. Et voici qu’elle respire, qu’elle entonne un chant limpide, cristallin. » (Cité dans la 48ème lettre sur l’oraison de l’Abbé Caffarel - n°32 d’octobre 1960)
Le bon Berger, le voilà justement dans notre cœur libéré ou en train de l’être. « Le berger mercenaire – le Diable – lui, n’est pas le pasteur… S’il voit le loup, il abandonne les brebis… car elles ne comptent pas vraiment pour lui. » (Jn 10, 12-13 ) « Il faudra obligatoirement vous délester [de tout ce qui ne vient pas de Dieu “Que Ta volonté soit faite sur la terre” et dans nos cœurs] Mais c’est avec votre âme d’enfant, oui, c’est conduits par cette petite fille [la vraie brebis du Seigneur], si vous consentez à lui donner la main, que vous entrerez au Royaume des Cieux réservé aux jeunes enfants et à ceux qui leur ressemblent. (Cité par l’Abbé Caffarel, ibid.)
F. P
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